Vapexpo 2015, l’édition de la maturité

La vape est jeune ; bien qu’il ne soit pas surprenant que des salons existent déjà de par le monde, il est tout de même étonnant de constater à quel point cet univers est passé de l’enfance à l’adolescence. Une adolescence cependant pleine de maturité, sans passer par l’âge bête.

Le salon était assez représentatif de cette évolution. L’an passé, je me souviens d’une armée mexicaine où des stands aussi prestigieux que celui de Cigatec n’étaient pas tellement éloignés de fabricants de liquides plus que modestes proposant des gammes d’une vingtaine d’arômes d’une terrible quelconquitude. Dans cette édition 2015, le nombre de stands a considérablement évolué, les étages supérieurs de la Grande Halle de la Villette étant même occupés. Mais le plus intéressant, c’est qu’il semble y avoir eu une sorte de théorie de l’évolution appliquée aux sociétés de la cigarette électronique. Les médiocres ont disparu. Restent des petits créateurs, beaucoup. Avec énormément de talent. C’est la multiplication des arômes incroyables chez des fabricants tombés du ciel, totalement inconnus il y a encore quelques mois. Tous ont des fiches sanitaires irréprochables, des jolis emballages, bref, c’est pro dès le début. Et d’une manière générale, c’est incroyablement bon. J’ai fait de l’infidélité, aux liquides entre autres, un mode de vie. Et ce 20 septembre, j’ai été un véritable cœur d’artichaut. J’ai trouvé facilement 10 nouveaux all-day. La définition du all-day étant : le liquide unique auquel je serai toujours fidèle, ça va devenir très complexe de faire des choix définitifs du style « je ne te tromperai jamais ». Après tout, pourquoi pas… C’est le meilleur moyen d’éviter la lassitude.

Et puis chaque nouveau salon voit son lot de stars débarquer. L’an passé, on a pu voir Jan Kounen qui précisément travaille sur un film sur la vape. Cette année, c’est un concert qui a enflammé la scène. Pas n’importe lequel puisque c’est Bertignac – militant de la vape lors de tous ses shows – qui a fait une jolie prestation. Un concert un peu intimiste puisque réservé aux exposants. Cela ne l’a pas empêché d’être totalement déchaîné avec des titres tirés du répertoire de Téléphone, de Bertignac et les Visiteurs, de sa carrière solo et de rocks divers et variés. En vrac, Ca c’est vraiment toi (avec tout de même Satisfaction et Hey Jude en plein milieu), Vas-y Guitare, New York avec toi, Voodoo Child et inévitablement Ces idées-là qui a clôt le concert. Je ne sais pas si vous avez déjà vu Bertignac en concert mais ça ne serait pas un de ses spectacles s’il n’y avait pas une demi-heure de délires verbaux. Alors ça n’a pas dérogé à la règle. Mais ça parlait surtout de la vape. Avec une telle assemblée de vapoteurs, il en a profité pour demander de belles volutes bien denses. Tombé en panne de batterie entre deux titres, l’assemblée ne s’est pas privée pour lui en fournir une, un peu comme si on lui avait prêté du feu il y a quelques années.

Les apôtres « people » de la vape ne se comptent pas encore par légion ; Bertignac est pourtant de ceux-là. On aurait pu tomber plus mal.

Léo de Urlevan

berti vape

Si vous voulez tout savoir, Bertignac ne vape que des arômes réglisse.