Ça vape dans Sense8

Je m’étais promis un weekend glandouille et ça n’a pas loupé. Sans trop y croire, j’ai commencé à regardé Sense8 ; oui, sans trop y croire car pas totalement fan de l’ensemble des films Matrix, créé par les Wachowski, tout comme Sense8. Résultat, je me suis bouffé toute la saison, les 12 épisodes.

C’est l’histoire de huit personnes réparties un peu partout sur le globe qui parviennent à communiquer entre elles sans aucune aide technologique. Ce ne sont pas des super héros, juste des femmes et des hommes qui, souvent par leur travail, ont certaines compétences. Nomi est hackeuse, Sun est une spécialiste du combat au corps à corps, Kala une chimiste, Wolfgang a certaines aptitudes pour percer des coffres tout en maitrisant les armes à feu, Van Damn conducteur, Lito est acteur… Un beau jour, toutes ces personnes, même si elles sont situées aux antipodes les unes des autres commencent à se voir, ressentir les mêmes choses. Et dans certaines circonstances, souvent en cas de danger immédiat, elles assimilent les connaissances des sept autres pour un petit moment, le temps que le danger passe. Nomi, poursuivie à un moment par des gens qui veulent la lobotomiser se retrouve dans une voiture et se souvient qu’elle n’a pas son permis. Van Damn prend le relai. Bien entendu, Sun sera très sollicitée. Lito aussi, quand il s’agira d’être convaincant dans une conversation.

Ce qui peut ressembler à une nouvelle série de SF va bien au-delà de ce que l’on voit à la télé habituellement. Attention, c’est adulte. TRES adulte. Les Wachowski ne nous épargnent pas grand-chose. Wolfgang se venge en vidant un chargeur dans la tête d’un type qui a tenté de tuer son ami. Ce n’est pas Wolgang que l’on voit mais son ennemi, tête en bouillie. Une femme accouche ? Non, la caméra ne filme pas le plafond, le spectateur n’a pas droit à une ellipse mais l’accouchement de façon frontale. Des scènes – il y a plusieurs accouchements – peut-être pas obligatoires.

Et il y a le sexe ! Dans les séries actuelles, on a toujours LE personnage gay. Affreusement caricatural. Là, la proportion est toute autre. On se demande même s’ils ne le sont pas tous lors d’une scène lorsque, par une coïncidence, ils se retrouvant tous à faire l’amour chacun dans leur coin. Ils se réunissent psychiquement dans une gigantesque partie à huit. On a toute la famille LGBT qui est présente, un ménage à trois, de la nudité totale – féminine et masculine – dans tous les épisodes. Ici, les Wachowski réussissent un tour de force assez exceptionnel : celui de ne pas entrer dans les caricatures et de rendre toutes les sexualités esthétiques. Mention spéciale au couple d’hommes gay qui s’attachent à une femme, tous trois adorables. Même non gay, on fond totalement, on est sous le charme.

Bien évidemment, si je vous parle de ça, ce n’est pas parce que la série m’a plu au point de la dévorer en un peu plus de 24 heures mais parce que la vape est présente. J’avais déjà rédigé deux articles sur la vape dans les séries télé avec Gomorra et Engrenages. Je trouve cependant que le matériel qu’on y trouvait ne faisait pas honneur à la cigarette électronique. De mémoire, ça vapait sur Stardust. Dans Sense8, c’est le personnage de Riley qui est utilisatrice. Et grâce à elle, on a affaire à quelque chose de plus sérieux.

Au départ, j’ai cru qu’il s’agissait d’un reconstructible tant le setup paraissait complexe et imposant. Un gros plan sur son engin me laissait perplexe. Je ne connaissais que trop bien certaines parties, son airflow, la partie en dessous du drip tip. Il s’agit bien entendu d’un Nautilus. Mais légèrement modifié. Après une recherche sur le net, j’ai découvert qu’il existait des caps du constructeur Acexus, de plusieurs couleurs. Je pense cependant qu’il s’agit ici d’un cap transparent avec un liquide très sombre, mais je peux me gourer. Le Mod – je n’en suis pas certain car on en voit qu’une partie – semble être un VMAX de chez Smoktech. Dans un épisode ultérieur à l’image que l’on voit sur cette page, Sun, physiquement en prison, lui « rendra visite », prendra une aspiration sans sortir la moindre vapeur. Fort logiquement, c’est de la bouche de Riley que sortira la vapeur, même si Sun ressentira l’arôme. Le drip tip de Riley n’est pas d’origine non plus, c’est un drip tip en téflon. Je le trouve cependant un peu mal assorti. Pas à cause de la couleur blanche mais de la forme.

Sense8, en plus d’être une série qui transgresse, est la première série qui met en valeur un la vape de qualité. À découvrir d’urgence mais ce n’est rien de dire que certains aspects et certaines images peuvent choquer.

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