Reconstructibles : la trousse à outils

Reconstructibles : la trousse à outils

Alors voilà, vous y êtes, vous avez plongé dans l’univers du reconstructible. Vous avez craqué parce qu’on vous a dit le plus grand bien du Fogger V4 (oui, j’adore m’auto-linker, c’est pour ça que j’ai pris cet exemple), vous vous êtes procuré du coton, du kanthal et vous pensez réussir un montage complexe du premier coup. Parfois, c’est le cas, mais parfois pas. Une fois devant le matériel totalement désossé, vous avez un peu l’impression d’être nu sur une scène d’un théâtre plein à craquer et ne sachant pas votre texte. Ça avait l’air si simple à la boutique, ça a l’air si simple quand on regarde une vidéo YouTube. Effectivement. Mais si vous regardez bien, le vendeur et le youtuber ont autre chose que ce petit tournevis peu pratique fourni dans votre reconstructible. Et cette batterie d’accessoires leur simplifie grandement la vie. Nous ne pouvons que vous conseiller de compléter votre investissement avec quelques outils qui ne vous feront pas apprendre votre texte mais qui vous feront vous sentir moins nu sur la scène de théâtre. Et là, je me demande si tout le monde arrive à suivre cette métaphore qui devient de plus en plus tordue.

1. Les obligatoires

On peut débarquer dans le reconstructible pour plusieurs raisons. Paradoxalement, même si ce matériel est un peu cher à la base, on peut faire le calcul financier. Avec des Aerotank, des Nautilus, le prix des consommables est monté en flèche, par rapport à vos premiers Pro Tank. Et puis chez un bon vendeur – Kitclope au hasard – vous avez testé votre liquide habituel sur du reconstructible. Ça a été le choc des arômes sublimés. Vous voulez la même chose et en plus, on vous explique qu’un petit paquet de coton et quelques mètres de kanthal, le prix d’une boite de résistances, ça devrait durer une année. C’est tentant.

Tout d’abord, il y a du coton. Dans les reconstructibles, on a, en général, quelques centimètres de ficelle. Un montage, en gros. D’essai en essai, vous préférerez peut-être travailler avec un type de coton plus qu’un autre. Kitclope en propose un vraiment très bien qui est très pratique pour tous les types de montage.

Trois types de coton.

Plusieurs types de coton… Après quelques essais sur chacun d’entre eux, vous trouverez inévitablement celui avec lequel vous êtes le plus à l’aise.

Le kanthal, ensuite. Là encore, dans les reconstructibles, vous avez de quoi faire un seul montage. Il en existe de plusieurs sortes mais le paramètre numéro 1 qui commencera à vous intéresser, c’est l’épaisseur. Est-ce que c’est facile à manipuler. Les coûts sont de toute façon très bas et vous pourrez essayer le matériel qui vous semble le plus approprié. Kitclope propose trois dimensions différentes.

30 mètres de kanthal, aux dimensions différentes.

Du kanthal, dans trois dimensions différentes. Le plus épais est bien sur plus difficile à travailler.

2. Les fortement conseillés

La pince, ou les ciseaux sont une évidence. Ils permettent de couper le kanthal. Oui, mieux vaut ne pas tenter ce genre d’expérience avec les dents. Rien que d’imaginer ça, j’ai les gencives qui saignent. Les ciseaux sont peut-être plus appropriés pour fractionner proprement le coton, plutôt que de l’arracher comme un cochon.

Petite pince pour découper de façon nette le kanthal.

Les pinces, pour découper le kanthal comme du beurre.

La pince en céramiqueÇa ressemble à une pince à épiler mais les embouts sont pointus. Elle vous sert à affiner votre coil en le resserrant alors qu’il est déjà en place, par exemple. La céramique n’est pas un gadget : vous pouvez ainsi chauffer le montage sans craindre de vous bruler par conductivité du métal.

Pince avec bouts en céramique.

La pince en céramique, très précise, empêche la conductivité de la chaleur.

Le MMC C’est cet objet qui semble bizarre, une sorte de mini pic à glace. Cet instrument vous permet de réaliser des coils assez facilement en tournant le kanthal autour du MMC quand vous cherchez un diamètre ultra précis. La tige est en effet composée de plusieurs épaisseurs. Le MMC peut également redresser un coil qui se serait un peu tordu lors de sa pose.

MMC, une pointe pour des coils très ajustés.

Le MMC est l’outil parfait pour réaliser des coils précis et les redresser, en cas de problème.

3. Les moins utiles qui en imposent quand même

Le briquet chalumeau est un petit dispositif très pratique qui permet de chauffer son coil pour le débarrasser de ses impuretés en cas de remplacement du coton. Il existe de multiples modèles qui envoient des températures qui oscillent entre 700 et 1300 degrés. Attention donc si vous utilisez conjointement ce genre d’appareils avec les pinces en céramique car elles sont censées résister à  1000°. Inutile de faire dans l’excès, ce n’est pas un concours. Si vous commandez ce genre de dispositif, sachez qu’il se recharge avec du gaz de briquet et qu’ils sont en général livrés vides.

L’ohmmètre est facultatif aussi mais s’avère indispensable si vous voulez savoir à quelle résistance électrique vous vapez. Pas mal de mods électriques peuvent vous donner cette information, au hasard, le Bec Pro (et hop, un autre auto-link). La résistance électrique varie en fonction de nombre de spires qui constituent votre coil et du matériel utilisé.

La petite trousse à outils n’est pas franchement utile si vous avez déjà investi dans tous les objets présents sur cette page. Les ciseaux peuvent remplacer la pince, le tournevis deviendra un MMC grossier, la pince à épiler une pince en céramique. Ce n’est pas aussi bien mais c’est vraiment bon marché et pour en avoir vu plusieurs, ça reste du matériel de qualité assez acceptable.

Une mini trousse à outils avec ciseaux pince et tournevis.

Dans ce genre de trousse à outils, on retrouve en général les mêmes objets : ciseaux, pince à épiler et mini tournevis.

4. La solution de facilité:

La trousse à outils pour reconstructibles toute faites chez Kitclope…

Presque tous les éléments dont vous avez besoin pour débuter, réunis dans une trousse: pratique…

Léo de Urlevan

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