Mini Nautilus Review : size does not matter

Mini Nautilus : size does not matter

Quand un fabricant propose une nouvelle itération d’un produit, le Mini Nautilus, on s’attend à utiliser des superlatifs, et pas mal de fois le mot « plus ». Avant de commencer cet article, il convient de se souvenir du Nautilus, le normal. Pour moi, le Nautilus est le clearo de tous les compromis. Ok, il n’a pas le rendu des arômes des reconstructibles, loin de là, mais ça devrait être sur ce genre de matériel qu’il faudrait arrêter de fumer pour passer à la vape. Son gros réservoir de 5ml le rend incroyablement pratique, même avec des flacons de verre sans pipette : il suffit de verser. Même si le Kleenex est l’ami absolu de tous les vapoteurs, il faut vraiment le faire exprès pour que du liquide se retrouve sur la table. Facile à nettoyer, incassable avec un réservoir en inox, c’est la tranquillité assurée pour la journée.

Un Mini Nautilus se devait de posséder les mêmes atouts : une simplicité d’utilisation, une autonomie qui permet de vaper toute la journée. Quand on déballe cette version 2.0, on a en mémoire le moment où, fébrilement, on a ouvert son premier Nautilus (premier d’une longue série : j’en ai offert à bon nombre d’amis qui estimaient que la vape « ça ne marche pas » ; il faut dire qu’ils étaient restés sur des Evod ou des Stardust). Exactement le même contenu dans le pack et c’est peut-être là le seul point de convergence entre les deux accessoires : une bague qui s’adapte à la circonférence du clearo et une résistance de rechange.

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Sans aller jusqu’à dire que ce Mini Nautilus est plus féminin que le traditionnel, on peut tout de même dire que c’est incroyablement plus discret. Pas plus gros que les clearos d’entrée de gamme (un peu moins long, un peu plus large, par rapport à un Evod), c’est tout de même le jour et la nuit par rapport à ce genre de matos basique. Le rendu des saveurs est franchement de qualité, la densité de la vapeur au rendez-vous. De ce point de vue, c’est très supérieur à son ancêtre. Probablement grâce aux résistances, je reviendrai dessus.

Après, j’ai un petit souci sur la disparition de ce qui faisait pour moi le gros intérêt du Nautilus de première génération. On est passé d’un réservoir de 5ml à 2ml. Alors forcément, si vous êtes un vapoteur compulsif, si vous tétez un drip tip toute la journée, il faudra recharger une ou deux fois, ce qui était impensable avec un gros réservoir. De plus, avec un tank ayant subi une telle liposuccion, c’est moins évident à remplir : impossible de verser son flacon de verre façon barbare, la pipette redevient obligatoire, le Kleenex conseillé. Mais que voulez-vous, tout est affaire de compromis. S’il existait un clearo qui fournit un rendu des saveurs similaire à celui d’un reconstructible, facile à utiliser, à remplir, à nettoyer, qui ne bouffe pas trop de résistance, incassable, discret, élégant, pas cher et Dieu sait quoi encore, ça serait plus simple et les boutiques ne vendraient que celui-là. On est encore loin du clearo parfait et en fonction de ce que l’on recherche, on optera pour tel ou tel modèle. À titre personnel, la journée, je vous conseillerai un Nautilus normal, pour les qualités évoquées plus haut ; le soir, pour un meilleur rendu des saveurs, le Mini Nautilus sera plus approprié, devant un film ou un livre.

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Mais qui dit rendu des saveurs dit aussi résistance. Et celles du Mini Nautilus sont assez particulières. Ce sont les BVC. Techniquement, elles s’adaptent sur le Nautilus originel. Mais il me semble qu’elles sont apparues à l’occasion de la sortie du Mini Nautilus, elles sont donc intrinsèquement liées à cet accessoire. Sans être trop technique, le montage à l’intérieur de la résistance est différent ; le V correspond à Vertical. Ça donne un bien meilleur rendu des arômes et une densité de vapeur plus importante. Désormais, quel que soit le Nautilus, je n’utilise plus que ça. Un Sub Zero, qui est déjà un liquide très musclé à la base, voit sa puissance renforcée. Autre point intéressant : les résistances BVC bénéficient aussi d’une très bonne longévité : inutile de les changer chaque semaine ou chaque quinzaine, même avec une utilisation soutenue. Vu le prix des consommables à l’heure actuelle, c’est vraiment un plus. Une chose est sure : si vous trouvez que les résistances deviennent un budget à part entière, un détour chez les Nautilus devrait vous faire le plus grand bien.

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Il faut de bons yeux, une loupe ou un appareil photo numérique mais si vous avez mélangé des résistances BVC aux autres résistances Aspire, vous pouvez découvrir la mention BVC sur le consommable lui-même (cliquez sur l’image pour avoir l’image dans sa taille originale).

Aspire ne propose pas franchement une gamme très étoffée mais on repère déjà ce qui fait le sérieux de la marque. Ce qui frappe, c’est l’incroyable finition. Les joints sont à leur place et ne bougent pas, ne s’usent pas. Là, je peux vous en parler en tant que gros utilisateur : des mois de vape intense, à utiliser des liquides ultra forts. S’il y avait une association de maltraitance envers les clearomiseurs, je serai leur bête noire. Et malgré tous ces mois de tests extrêmes, rien ne s’altère chez Aspire : les joints sont comme au premier jour, chaque petite partie métallique totalement intacte.

Le Mini Nautilus est vraiment une petite merveille ; j’ai du mal à le préférer à son illustre ancêtre, à cause des 2ml. Mais son prix plus abordable, la qualité du rendu, le design lui confèrent des atouts que n’a pas son prédécesseur. Peut-on espérer qu’Aspire soit aussi fécond que Kanger sur ses déclinaisons Aerotank pour allier les qualités des deux Nautilus ?

Léo de Urlevan

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