eVIC VTC mini, la sécurité et le plaisir

Bien qu’étant un marché jeune, la cigarette électronique vit régulièrement ses petites révolutions. En ce moment, il faudrait être aveugle pour ne pas voir qu’il s’agit du contrôle de température. Tous les constructeurs de box s’y sont mis, avec plus ou moins de succès. Quelques modèles semblent déjà se distinguer. Parmi ceux là, l’Evic VTC Mini.

Comme pour n’importe quelle œuvre, il y a le fond et la forme. Commençons évidemment par l’apparence. C’est de loin une des plus belles box passée entre nos mains. Le noir, mat, fait de cette box un très joli monolithe sombre, très kubrickien, ou clarkien, en fonction du point de vue que l’on adopte, cinématographique ou littéraire. Ce qui aurait pu être un bloc triste et déprimant devient élégant au même titre qu’une Playstation 3 ou une Freebox Revolution, deux objets sur lesquels on peut recharger son Evic, port USB oblige.

Mais cette box n’est pas un simple bloc noir ; c’est aussi un écran. Et quel écran ! On ne va pas citer d’autres modèles mais on est bien loin des miniatures sur lesquels deux pixels se battent en duel, où les chiffres des watts se chevauchent avec la valeur de la résistance, à des années lumière du 1080p. Le but n’est évidemment pas de regarder le dernier épisode de Game of Thrones ou Z Nation mais on est tout de même en droit d’attendre un minimum. Avec l’Evic, c’est comme si on passait d’un mode VGA baveux à un SVGA confortable (oui, je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître). L’ensemble des informations sont très proprement présentées, de façon claire et limpide. C’est beau comme un tableau Excel. Je m’adresse ici à nos lecteurs comptables.

evic tete

Franchement, cet Evic a vraiment une bonne tête…

Et puis il y a le fond, tout aussi intéressant. Je vous invite avant toute chose à jeter un coup d’œil à l’article concernant le contrôle de température puisque justement, l’EVIC VTC propose cette option. Idéalement, il faut donc la marier avec un clearomiseur qui accepte des résistances en titane ou en niquel. Chez Kitclope, vous trouverez donc les Subtank, les atos d’Ego One, le Triton et bien entendu tous les reconstructibles équipés de fil résistif en niquel ou en titane. L’Evic accepte les deux, grâce à deux modes différents. On peut aussi sélectionner un mode « power », classique, sans contrôle de température ou un autre, le « bypass » qui correpond à l’utilisation d’un mod méca (semi méca finalement puisque ça ne fonctionne pas en-dessous de 0,1 ohm et par définition, les mécas acceptent TOUTES les résistances).

20151016_134119

Titane, niquel, vos nouveaux amis…

Mais le gros intérêt de cet Evic, c’est la quantité extraordinaire de protections en tout genre. Protection contre les court-circuits, contre les tensions faibles, contre les résistances trop basses, contre une température trop élevée de la box en elle-même (elle ne peut dépasser les 70°), contre un appui prolongé sur le bouton principal (typiquement une pression involontaire dans la poche ; la vape ne peut pas excéder les dix secondes). Ajoutez à cela le contrôle de température qui est le pare-feu absolu contre les dry hits, vous aurez une petite idée du confort absolu que devient la vape. A des années lumière de la vape d’il y a encore trois ans qui était plus synonyme de contraintes qu’autre chose.

Je ne lui trouve qu’un point négatif. Il lui manque un bouton pour une navigation plus confortable dans les menus. On a le principal, celui avec lequel on vape qui valide nos choix. Plus bas, celui de gauche permet de sélectionner le menu et l’autre de modifier les choix. S’il ne faut que quelques clics pour switcher entre l’affichage de la batterie restante et le nombre de taffes, il n’en va pas de même pour la sélection du nombre de watts par exemple. La plage sur laquelle on peut vaper s’étend de 1 à 60 watts avec une précision d’un dixième. Admettons que je veuille descendre d’un watt, passer de 40 à 39. Je dois d’abord aller à 60, cliquer une fois de plus pour repasser à 1 et atteindre le 39 en priant pour ne pas dépasser le chiffre souhaité sinon, c’est reparti pour un tour. Bon, en même temps, on ne change pas le nombre de watts toutes les cinq minutes non plus.

20151016_133515

De loin le plus classe de tous les menus que nous avons vus sur des box.

Sinon, cette box est conçue uniquement pour le bonheur de son utilisateur. Premier motif de satisfaction, l’écran : grand, clair, lisible. Ensuite, les aimants qui ferment le réceptacle de la batterie : impossible que le clapet s’ouvre involontairement tant ils sont efficaces. On a aussi droit à une mise à jour logicielle. Il suffit de relier le PC, ou le Mac, à la box via le câble USB / mini USB, de lancer le logiciel qui se trouve ici et de flasher très simplement le Bios (pour ceux qui n’ont rien compris à ce que je viens de dire, sachez simplement que ça consiste à appuyer sur un bouton). Seule ombre au tableau, on ne sait pas trop ce que l’on met à jour. Pas de « patchs notes » mais on peut imaginer que le flashage du bios apporte des correctifs dans le bon sens. A moins que Joyetech ne se mette à embaucher des ingénieurs de chez Microsoft (ceux qui un beau jour se sont dit que ce serait pas mal de virer le menu Démarrer notamment), ça devrait bien se passer. Ajoutez à cela un superbe design, une finition très classe (après une utilisation intensive de cette box trimbalée dans tous les sens, elle est encore complètement clean), une belle harmonie avec l’ato (celui de l’Ego One Mega, 4ml), on a en plus un bel objet.

L’Evic VTC mini est aussi incontournable que le visionnage du dernier Star Wars pour le geek ou celle du dernier Twilight pour une adolescente. Ce matériel est devenu en un clin d’œil le nouveau mètre étalon de ce qui doit se faire en box ou en kit complet.

Léo de Urlevan