Ego One, au jour le jour

Ego One, au jour le jour

Vous avez été très nombreux à vous procurer ces derniers mois une Ego One. Cette cigarette électronique très épurée, très efficace, n’est cependant pas à mettre dans toutes les mains, il faut déjà avoir un peu de vécu avec la vape. C’est la contrepartie d’une cigarette qui envoie du lourd. Si vous venez de l’acheter, que vous étiez habitué à des clearos un peu plus traditionnels, voici, en quelques points les choses à faire, et surtout celles à ne pas faire.

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L’Ego One XL, dans sa splendeur…

1. Un bouton sensible.

Le petit rectangle qui sert d’interrupteur à l’Ego One est bien plus sensible qu’une batterie lambda. Depuis que j’ai commencé la vape, les seules fois où j’ai appuyé cinq fois rapidement sur les boutons de ce type de matériel, c’est lorsque je le mettais en route. Par la suite, que ce soit dans la poche, en tour de cou, sur le bureau, je n’éprouvais pas un besoin fondamental d’éteindre ma cigarette électronique. C’est très différent avec l’Ego One. Le bouton est vraiment sensible. Un simple contact avec des pièces ou des clés vont l’activer. Et si la pression est prolongée, la cigarette peut vite monter en température et abîmer la résistance.

2. Durée de vie des résistances.

Pour avoir beaucoup utilisé tous les clearomiseurs manufacturés à grande échelle, des EVOD jusqu’aux Nautilus, je pensais avoir beaucoup de certitudes sur la durée de vie des résistances. Il était très rare que je ne puisse pas les utiliser au-delà de trois semaines. La palme revenait sans doute au Nautilus qu’il m’est arrivé de pousser pendant au moins quarante jours sans aucun goût parasite. Attention, ceci n’est pas à conseiller, il faut changer les résistances. Mais en général, au moment où l’on en change, il y a un minimum de perte de qualité de la vape. Le Nautilus était vraiment une tuerie à ce niveau. L’Ego One a des résistances qu’on ne peut vraiment pas booster. Le goût désagréable arrive plus vite que n’importe quel autre ato de sa génération (Atlantis, Subtank ; je n’ai pas encore testé l’Atlantis 2). Quand vous achetez vos résistances, pensez qu’il vous en faut deux par mois.

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Un montage d’une simplicité déconcertante.

3. Sub-ohmique ?

L’Ego One est vendu avec deux résistances, une en 0.5, l’autre en 1 ohm. Franchement, si vous ne savez pas, prenez systématiquement en 1 ohm. La 0.5 est vraiment ultra fragile. Elle est un peu comme les bases des méchants de James Bond et semble équipée d’un bouton d’autodestruction. Une fois de plus, j’en ai fait la désagréable expérience en la laissant dans ma poche et évidemment sans l’avoir éteinte. Je pense que ça n’a pas duré dix secondes. Ça m’a chauffé la jambe, c’est pour cela que je m’en suis vite rendu compte. Fuite immédiate, laissant une tache douteuse sur mon pantalon. Mais surtout j’ai vu l’état de la résistance après cette surchauffe. Le trou central est déjà plus important sur les 0.5. Là, il semble que tout l’intérieur de ce consommable se soit désintégré. Il n’y avait plus rien si ce n’est un cylindre métallique.

L’Ego One est franchement une des cigarettes électroniques les plus spectaculaires du moment. Le rendu des saveurs des liquides les plus intéressants (Velvet, Thenancara, Five Pawns,  Snake Oil…) est parfait. Mais elle exige un peu d’expérience et un minimum d’attention.

Léo de Urlevan