Darwin & e-cigarette

Darwin & e-cigarette

Darwin & e-cigarette

Dès les premiers jours d’utilisation de l’e-cigarette, on ne peut pas ne pas penser aux travaux de Darwin. Les vrais travaux de Darwin concernent les « mécanismes pour expliquer la transformation et la diversification adaptative dans leur milieu » (Wikipedia).

Comment ne pas voir de façon flagrante que le fumeur est le maillon de la chaine qui précède le vapoteur ?!

Contrairement au fumeur, le vapoteur se sert d’outils. Il remplit ses flacons, puis des réservoirs, se branche sur des ports USB, s’intéresse à la chimie, aux températures d’ébullition du propylène glycol. Il lui arrive de remplacer des résistances, découvre les nouveautés sur Internet. Dans la chaine de l’évolution, le fumeur ne ressemble pas à un parent mais un vague cousin éloigné du vapoteur. Il maitrise le feu mais c’est à peu près tout.

Au niveau financier, nul besoin d’être un génie, le maillon le plus évolué de la chaine nicotinaire pour comprendre que vapoter est bien moins onéreux que fumer. Pour faire simple, le fumeur a besoin de multiplier sa consommation quotidienne par 30 pour comprendre la soustraction qui sera faite sur son compte en banque mensuellement et le vapoteur a juste besoin de faire quelques additions : une e-cigarette, achetable une fois ou deux par an, et quelques flacons, pour un coût très modeste. Une évolution économique très naturelle.

En termes de santé, il est difficile de ne pas voir, là encore, que l’évolution a frappé. A-t-on besoin de rappeler la composition de la cigarette traditionnelle ? Plomb. Mercure. Arsenic. Monoxyde de carbone. Polonium 210. Goudrons. Passons sur les 5.300 produits chimiques que l’on trouve dans la fumée de cigarette en l’analysant et ses 60 produits cancérigènes. Ce modeste texte sur les théories darwinistes s’en trouverait un peu plombé. C’est le cas de le dire. Le vapoteur, a seulement droit à une poignée de produits dont toutes les études ont démontré une nocivité bien moindre (100 à 1000 fois, en fonction des sources) que la cigarette traditionnelle.

Socialement, le vapoteur est également nettement plus évolué que son cousin le fumeur. Dans les files d’attente de magasin spécialisé en e-cigarette, il échange, fait part de ses expériences à ses voisins. Il parle de goûts, de ses préférences pour tel ou tel type de matériel. Le fumeur, dans sa file d’attente, ne dit rien. De temps en temps, on l’entend pousser un borborygme parce que le type devant lui, celui qui coche les cases d’une grille de Loto a fait une croix en trop ; il faut qu’il recommence et c’est long. Pendant que le fumeur râle, le vapoteur vapote dans la file d’attente, sans tabagisme passif.

Dans 2001, L’Odyssée de l’Espace, Arthur C. Clarke et Stanley Kubrick avaient imaginé un monolithe comme instrument de l’évolution humaine. Plus modestement, l’e-cigarette ne serait-elle pas un tout simplement un dispositif qui ferait passer l’amateur de nicotine du Moyen-âge à la Renaissance ?

Léo de Urlevan

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