Benedicte de Thenancara Review

Benedicte de Thenancara Review

L’impression que j’ai eu sur le dernier salon de la cigarette électronique, c’est que 80% des fabricants de liquide étaient de suiveurs. Mettons de côté les arômes simples – les fruits, les menthes – pour penser à des choses plus complexes. Ça peut aller du petit clin d’œil amical à la copie éhontée de gammes entières. Difficile de trouver de vraies prises de risques, des gens qui ne s’inspirent pas de choses qui existent déjà chez les américains notamment. C’est pourtant le cas avec la gamme Thenancara. Je n’ai essayé que l’arôme Benedicte – un OVNI – mais je suis incroyablement séduit.

J’ai essayé le liquide sur pas mal de matériel. De l’Aerotank Mega au Mini Nautilus en passant par du reconstructible… Force est de constater que le Benedicte tient ses promesses assez rapidement, sans passer par du matériel très onéreux.

On a tous testé des centaines de liquides. Est-on pour autant blasé ? Parfois, oui. Quand un nouveau fabricant vous présente une banane ou une fraise façon feu Steve Jobs en conférence d’un nouvel iPhone et qu’il vous explique que c’est une révolution, on s’attend à des miracles. Mais si son liquide est parfaitement dégueulasse, oui, on peut être blasé. Surtout si c’est la 9.541.356ème fraise testée durant le salon.

Ce blog n’est pas exhaustif. Nous allons parler d’un maximum de choses mais nous n’allons pas tester les 100 Alfaliquid, les 45 VDLV, même si on les aime bien. Il sert à mettre en exergue certains coups de cœur. Et il faut bien admettre qu’en termes de coup de cœur, le Benedicte de Thenancara est une révélation totale, quelque chose à découvrir absolument. Pour deux raisons.

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Pour l’effet de surprise d’abord. Parce que les ingrédients du Benedicte, y’a pas à dire, c’est gonflé. À la première vape, j’ai pensé à du tabac. Mais je ne suis pas grand fan des tabacs et c’était plutôt bon. En insistant, non, ce n’était définitivement pas du tabac. Quel était donc cet arôme dominant qui était vraiment inédit ? Du poivre. Hein ? Eh oui. Étonnant, non ? C’est dominant, ce n’est donc pas le seul composant. Et ça ne fait pas éternuer, rassurez-vous. Mais là où les gens de Thenancara ont fait dans la subtilité, c’est qu’ils l’ont attendri avec des agrumes caramélisés. La surprise est donc totale. Et je peux vous assurer que ça ne ressemble en rien à ce que vous avez déjà vapé. Je ne connais pas les gens de Thenancara mais avec quelque chose d’aussi surprenant, d’aussi osé, ça mériterait bien une conférence façon Steve Jobs, avec projections du visuel et des applaudissements permanents.

La seconde raison pour laquelle il faut absolument découvrir le Benedicte de Thenancara, c’est que c’est vraiment une réussite. On peut mélanger tous les arômes que l’on veut, ce n’est que très rarement que l’on obtient une alchimie très agréable, des mariages parfaits. Il faut bien admettre que la plupart des fabricants sont plus des apprentis sorciers que des alchimistes hors pair. Chacun recherche des choses différentes dans les e-liquides. Moi, de test en test, j’ai l’impression que je recherche quelque chose d’impossible : la force et la finesse. La force d’un arôme fort en bouche qui s’allie avec la finesse d’arômes délicats. C’est ce que réussit le Benedicte de Thenancara : le rustique d’un Fernand Naudin dans les Tontons Flingueurs et l’innocence d’Audrey Hepburn dans Breakfast at Tiffany’s. Le mariage impossible.

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Bon, j’ai un petit bémol cependant qui n’a rien à voir avec le contenu – qui est tout ce que je recherche dans un liquide – mais le contenant qui est tout ce que je fuis dans un flacon. Les jolis designs, les belles bouteilles en verre, j’adhère à mort. On a envie de les collectionner, de ne jamais les jeter. Je n’ai jamais balancé un Five Pawns par exemple, qu’il s’agisse du flacon ou du carton d’emballage. Idem pour les Suicide Bunny ou autres contenants du même genre. Et ça commence à me prendre une place folle. J’avais déjà un problème avec les Halo, pour leur opacité : presque obligé de regarder à la lumière du soleil ce qu’il reste de liquide. Et là, le soleil se fait de plus en plus timide… Winter is coming, comme on dit quand on aime les séries télé. Avec le flacon Benedicte de Thenancara (et je pense que toutes les bouteilles de la marque ont le même problème), il est tout simplement impossible de voir. Ce n’est pas opaque, c’est noir. Alors ça a un bon look, c’est classe mais on est obligé de compter en nombre de remplissages de réservoir pour avoir une idée précise de la quantité restante ou passer par des flacons en plastique hideux.

Léo de Urlevan

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